Une fin parmi d'autres

Voilà bon ça fait longtemps que je ne suis plus venu mettre d'articles sur mon blog car j'ai longtemps hésité à le continuer mais finalement je vais en rester là avec ce blog. J'en créerais par contre un nouveau.

A bon entendeur, salut !

Ps: merci à tous ceux qui ont mis des commentaires sur ce blog

# Posté le jeudi 02 août 2007 10:10

Un peu de physique !!!??

Bon alors, j'ai fait la fac des sciences et pour vous montrer que c'est passionnant, voici un petit principe de physique ...

Le principe d'incertitude d'Heisenberg stipule que l'univers n'est ni prévisible ni déterministe

Théorisé par Werner Karl Heisenberg en 1927

On ne peut observer quelque chose qu'en l'éclairant avec de la lumière. Or à l'échelle de l'infiniment petit, cela pose un problème tout à fait nouveau. Le moindre photon qui percute ou interagit avec un électron va modifier la trajectoire initiale de ce dernier ou le faire changer d'orbitale. A cette échelle, le photon devient un projectile qui pourra déterminer la position de l'électron, mais qui aura en même temps modifié sa vitesse et sa trajectoire; celle ci ne pourra donc pas être connue en même temps. La moindre mesure interfère avec l'objet de la mesure. et la change!

# Posté le samedi 05 août 2006 16:30

Ambiguité des mots

Ambiguité des mots
== "L'équivoque est proprement dans le mot, il y a de l'ambiguïté lorsque le double sens qui résulte de l'équivoque..." Condillac

"Chaque équivoque, chaque malentendu suscite la mort; le langage clair, le mot simple peut seul sauver de cette mort" Camus, L'homme révolté page 350.

"L'heureuse ambiguïté du mot coeur" A. Comte

Ambiguïté = qui présente 2 ou plusieurs sens possibles, dont
l'interprétation est ambiguë.
Ex:coeur=organe, courage ou siège de l'amour.

amour: amare, eros, ou diligere, amitié, philia.
Mais aussi malheureuse: ex:tolérance, source de liberté ou maison de tolérance...

-L'ambiguïté nous inviterait-elle à suspendre le jugement, à hésiter, à nous orienter vers une enquête, à ne pas suivre la réaction spontanée.

-L'ambiguïté est-elle richesse de suggestion, invitation à prendre ensemble, à comprendre?

-L'ambiguïté n'est-elle pas heureuse dans la mesure où elle nous montre que le sens est toujours à conquérir?
Mais aussi... L'ambiguïté des mots n'est-elle pas source d'incompréhension, de malheur?

Voir à partir de http://www.philagora.net/express.htm CLIC sur Langage

http://www.philagora.net/philo-poche/langage1.htm

http://www.philagora.net/revision/lang-com.htm
== Pour réfléchir:
2) Les mots peuvent-ils vaincre l'épée?

Étonnez-vous! Il y a quelqu'un qui tient l'épée. Les mots ne peuvent vaincre mais convaincre.

L'épée= la force, la violence, la guerre faite par les hommes, des êtres raisonnables sensiblement affectés.

Comment substituer la conversation à la violence sinon par un échange, par un dialogue où chacun accepte de parler avant d'agir, de retarder le recours à l'épée.

Analyser le traité de paix. Pourquoi doit-il être écrit?

La loi : voir dans http://www.philagora.net/bacindex.htm la violence la loi le pouvoir. http://www.philagora.net/philo-bac/violence.htm
==
3) En quoi le dialogue favorise-t-il la recherche de la vérité?

Commencer par lire dans "philo-notions/bac http://www.philagora.net/philo-bac/oralplat.htm PLATON le soleil la ligne la caverne.

En quoi= appelle une réponse précise, en cela que...

Le dialogue: entretien entre 2 personnes

favorise = contribuer au développement de

la recherche: effort de l'esprit pour trouver la vérité, le vrai comme
correspondance entre une connaissance et son objet.

la vérité= comme caractère de ce qui est vrai.

=>Pour la problématisation.

Comment la recherche de la vérité ne serait-elle pas solitaire si c'est le même qui interroge et qui répond?

=>Pour la recherche des idées:

Demandez-vous ce qu'un entretien peut apporter pour favoriser la recherche de la vérité: par exemple:

-le doute qui creuse un désir, un manque éprouvé de vérité et pousse à une enquête, à une chasse (pour Platon Eros est philosophe)

-l'entretien comme mise en commun non pas d'un savoir tout fait mais d'un effort pour former des idées. Bien réfléchir sur cette phrase d'Aimé Forest: "L'intention du dialogue nous paraît être d'abord celle d'une genèse réciproque... c'est dans le dialogue que les idées se forment plus encore qu'elles se communiquent." L'homme et son prochain PUF p.210.

-La formulation d'une passion dans un entretien, son objectivation, sa mise à distance, sa compréhension n'est-elle pas libération?

-Le dialogue ne permet-il pas d'échapper au fanatisme: "Ceux qui ne sont pas des êtres de dialogues sont des fanatiques." J. Lacroix, Sens du dialogue, p.130

-La maïeutique comme accouchement, c'est toi qui le diras.


-Distinguer le dialogue du monologue: beaucoup d'entretiens ne sont que des monologues, l'échange d'une vérité toute faite: voir dans "aide aux dissertations" http://www.philagora.net/dissert.htm l'aide pour le N°43 croire et savoir.

=>Quelques citations pour vous aider:

--"Le point de départ d'une recherche philosophique est toujours un phénomène ... or le phénomène qui nous paraît fournir ... un point de départ adéquat est le dialogue ." Brunner,
La connaissance humaine, page 22.

--"La communication avec un autre n'est possible que s'il pénètre à son tour dans ce silence même où il semble qu'il poursuit avec moi le dialogue secret qu'il poursuit éternellement avec lui-même". Lavelle, La parole et l'écriture, page 141.

--"La logique apparaît historiquement sous la forme du dialogue et prend le nom de dialectique" Goblot, Traité de logique, page 37

--"Quant au doute, il peut se comprendre comme un dialogue intériorisé." Pucelle, Le règne des fins, page 176

--"Les objets sont séparés et exclusifs; les consciences sont réciproques. Leur existence est dialogue et leur unité consiste à vivre les unes des autres, dans un échange et un enrichissements mutuels." Madinier, Conscience et signification, page 105.


Piste de lecture: Platon, Gorgias, Hatier, Les classiques de la philosophie, page 28 à 30.

# Posté le mardi 18 juillet 2006 13:04

L'homme de Vitruve

L'homme de Vitruve
l'Homme de Vitruve de Léonard de Vinci (1452-1519)
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Ce dessin illustre un passage du livre « De Architectura » de Vitruve (Marcus Vitruvius Pollo, 1er siècle avant Jésus-Christ,actif sous Jules César et Auguste) L'image est sans fin reproduite, pourtant peu de gens savent ce qu'elle signifie. Vitruvius a indiqué que les proportions d'un bâtiment devraient correspondre à ceux d'une personne, et fixé ce qu'il a considéré comme les mesures relatives d'un humain idéal.


La nature a construit le corps humain selon certains canons : le visage, depuis le menton jusqu'au sommet du front et à la racine des cheveux vaut le dixième de sa hauteur, de même que la main ouverte, depuis l'articulation du poignet jusqu'à l'extrémité du majeur : la tête, depuis le menton jusqu'au sommet du crâne, vaut un huitième ; du sommet de la poitrine mesuré à la base du cou jusqu'à la racine des cheveux on compte un sixième ; du milieu de la poitrine au sommet du crâne, un quart. Quant au visage, le tiers de sa hauteur se mesure de la base du menton à la base du nez ; le nez, de la base des narines jusqu'au milieu de la ligne des sourcils, en vaut autant ; de cette limite jusqu'à la racine des cheveux on définit le front qui constitue ainsi le troisième tiers. Le pied correspond à un sixième de la hauteur du corps, l'avant-bras à un quart, ainsi que la poitrine. Les autres membres ont également des proportions spécifiques, qui les rendent commensurables entre eux....

Le centre du corps humain est en outre par nature le nombril ; de fait, si l'on couche un homme sur le dos, mains et jambes écartées, et qu'on pointe un compas sur son nombril, on touchera tangentiellement, en décrivant un cercle, l'extrémité des doigts de ses deux mains et de ses orteils. Mais ce n'est pas tout : de même que la figure de la circonférence se réalise dans le corps, de même on y découvrira le schéma du carré. Si en effet mesure est prise d'un homme depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête et qu'on reporte cette mesures sur la ligne définie par ses mains tendues, la largeur se trouvera être égale à la hauteur, comme sur les aires carrées à l'équerre.

La synthèse des deux figures sur le même corps central en ne dédoublant que les membres scapulaires (supérieurs) et pelviens (inférieurs) dont le gauche est de profil pour apprécier la longueur du pied et donner de l'assise à la base, sont les derniers traits de génie qui font de cette image une véritable icône.
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# Posté le dimanche 16 juillet 2006 17:26

Modifié le lundi 17 juillet 2006 18:36

Dédales

Dédales
L'individu n'est que la somme des personnalités multiples qu'il abrite. Ce n'est qu'à nos inhibitions que nous devons cette impression d'unité que nous donnons. Ce que les autres appellent notre caractère n'est en fait que le bouclier qui nous protège de ce que nous sommes vraiment : une enveloppe sociale destinée aux échanges, mais qui n'est efficace qu'en temps de paix. Car c'est en cas d'agression, et seulement dans ce cas, que nous devenons ce que nous sommes. Étant mis en danger, nous révélons l'espace d'un instant ce que nous prenons tant de soin à cacher. Le non ment bien plus mal que le oui. Combien faudra-t-il de mensonges pour cautériser cette brèche ? Combien de points de sutures ? Pourquoi devenons-nous constamment raccommoder nos plaies ? Pourquoi ne pas dire haut et fort ce que nous sommes vraiment ? De quoi avons-nous peur ? De ce que l'autre pourrait penser si nous ne sommes pas qui nous prétendons être ?
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# Posté le dimanche 16 juillet 2006 17:22